Douala: Les familles Beduke et Missobe fêtent la sortie du pagne

Réunies au sein du Rassemblement des Familles Beduke et Missobe(Refabemi) du village Ndokoti à Douala, elles ont célébré ce moment inédit dans le recueillement et les réjouissances.

Comme un seul homme, les familles Beduke et Missobe ont pris d’assaut de bonne heure la paroisse de l’Église Évangélique du Cameroun à Ndogsimbi. Ce 7 mai 2017, ces braves hommes, femmes et enfants lançaient ainsi les festivités de la sortie officielle du pagne de cette communauté.

Sa majesté Songue Bedime, chef du village Ndokoti

Dans son sermon, le pasteur évangélique, s’inspirant de l’évangile de l’apôtre Jean, a invité les familles à l’honneur à œuvrer pour le rassemblement, la paix et la tolérance. « Ce culte visait à bénir nos familles surtout qu’il y a plusieurs personnes qui ont acheté ce pagne mais ne l’ont pas arboré parce qu’ils sont décédés avant son inauguration. Nous rendons grâces au seigneur pour les bénédictions dont nous sommes l’objet », a expliqué au sortir de la messe, Christian Djabéa, président du Refabemi.

Ces moments de communion étaient aussi l’occasion de rencontrer les membres de cette association qui vivent à l’étranger. Aux couleurs bleu, jaune et vert, le pagne choisi par les femmes de l’association symbolise l’harmonie et la solidarité.

« Les enfants de ces grandes familles se retrouveront désormais facilement lorsqu’ils verront ce pagne. Ils diront ceci est mon sang », a indiqué Christian Djabéa qui en a profité pour se projeter dans l’avenir en dévoilant certains projets collectifs. C’est ainsi que l’association compte s’acheter de la vaisselle, des bâches et autres logistiques qui, mis en location, pourraient renflouer les caisses du Refabemi.

Christian Djabéa, Président du Refabemi

Après l’église, les descendants des deux familles ont continué les réjouissances autour d’un buffet copieux et des sonorités entrainantes sous l’œil bienveillant du chef du village Ndokoti, par ailleurs fils de la famille Beduke, une des six familles qui composent Ndokoti.

«C’est une bonne initiative. Avec la mondialisation, tout est maintenant au regroupement. Quand on n’est pas regroupé, on est appélé à disparaitre en ce 21e siècle. Ce regroupement permet aux membres de ces familles de tisser des liens de fraternité entre eux », a commenté sa majesté Songue Bedime.