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Face aux réflexions de la crise économique à venir, Arnaud Montebourg fait entendre sa voix

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Face aux réflexions de la crise économique à venir, Arnaud Montebourg fait entendre sa voix

L’art de parler quand les circonstances apportent de l’eau à votre usine. C’est ce qui semble avoir choisi de faire Arnaud Montebourg, qui a accru l’intervention des médias pendant deux semaines. Le fait est suffisamment rare pour être pris en compte. Dans la tourmente de la crise sanitaire actuelle, qui pose de grandes difficultés financières à l’Occident, l’ancien ministre de l’Amélioration Productive monte à nouveau son cheval de bataille contre les maux de la mondialisation. Et de même pour Emmanuel Macron et son gouvernement.

Celui qui s’est réfugié dans la production de miel milite pour un retour à l’Etat au cœur de l’économie française. Une niche qu’il a affinée depuis la primaire socialiste en 2011.

“La mondialisation est terminée”, soutient-il Figaro 3 avril. Quatre jours plus tard, ind libération, il voit sa “fragmentation” comme un “phénomène irrésistible”. Quelle est la satisfaction de Jean-Luc Mélenchon, qui vendredi dans le même quotidien décrit Arnaud Montebourg comme «un renforcement très précieux».

“Il a envoyé une carte postale au bon moment. Il aide à construire un nouveau fond”, a expliqué le membre des Bouches-du-Rhône.

Le nouveau Chevènement?

Comme l’ancien ministre de François Hollande, le leader de La France insoumise a critiqué à plusieurs reprises la mondialisation et son impact, tant économique qu’écologique, sur la planète. Les deux ex-pairs du PS condamnent l’imposition de la France aux règles néolibérales européennes. Ils appellent finalement nationalisation des entreprises travailler dans des domaines clés de la lutte contre la pandémie due au nouveau coronavirus et au-delà.

“La crise du système financier américain déréglementé et trop libéralisé a provoqué une crise mondiale dont nous payons toujours le prix”, a déclaré Arnaud Montebourg. Figaro 3 avril. Ce qui suit ressemble à un bref aperçu de son logiciel politique, maintenant très proche de ce qui était autrefois défendu par un Jean-Pierre Chevènement:

«Aujourd’hui, les Français ont compris que la croyance en la mondialisation est une religion extrémiste avec ses gourous et que le moment est venu de reconstruire activement notre indépendance, non seulement énergétique, mais aussi technologique et scientifique, alimentaire et agricole, numérique et industrielle. “

Dans sa conversation avec libération, un passage rapproche de plus en plus honnêtement l’ex-député de Saône-et-Loire du chevènementisme, ou de ce qu’on appelle communément la souveraineté. Même si la personne préfère le terme “indépendance”.

“Notre pays a été uni dans son histoire à travers la construction d’un État fort qui unit et protège. La France a survécu aux tourments les plus sévères de celui-ci. Quand nous voyons une faiblesse dans cet État protecteur, nous avons le sentiment que “C’est un sentiment d’humiliation que nous vivons en ce moment”, a-t-il déclaré.

Macron dans le viseur

A travers ces discours, le bureau de «démonialisation» attaque directement Emmanuel Macron. Dans les deux interviews, il a critiqué son successeur au ministère de l’économie pour avoir “abandonné les 34 plans industriels de conquérir notre souveraineté technologique », qu’il avait lui-même initié lors de son bail à Bercy.

“Le chef de l’Etat est-il le mieux placé pour mener une politique de patriotisme économique”, s’interroge Arnaud Montebourg libération. “Malheureusement, la plupart de la classe dirigeante actuelle n’a pas de réflexe patriotique, ce qui nuit à notre pays”, note-t-il dans Le Figaro.

Rôle précédent en 2022?

si timing de ces déplacements semble logique au vu de la crise, une question mérite d’être posée: Arnaud Montebourg jouera-t-il un rôle prépondérant dans le «monde d’après»? À savoir, à l’élection présidentielle de 2022? Interrogé à ce sujet par libération, l’ex-parlementaire tonitruant se borne à promettre d’offrir “une analyse, une vision, des idées, une entraide et chacun fera ce qu’il veut”.

En tout cas, celui qui élève «ce surmoi gaulliste qui nous imprègne encore tous» doit veiller à la présence de Jean-Luc Mélenchon sur un complot voisin. Même si le chef de la LFI doit faire face au mouvement de gauche dans son mouvement, par méfiance à l’égard du concept de patriotisme, il défend volontairement le retour d’un État interventionniste et planificateur. Malgré l’affaiblissement de la gauche radicale depuis le début du quinquennat électoral, l’ancien sénateur PS n’est peut-être pas prêt à laisser une autre personnalité intervenir sur ces thèmes. Du moins si le but ultime avait été de créer un espace politique autonome. Les deux hommes ont également en commun d’avoir un ego de grande réputation.

D’autant plus que cette proximité idéologique n’a rien de nouveau. Déjà en 2013, lorsque Arnaud Montebourg était membre du gouvernement de Jean-Marc Ayrault, Jean-Luc Mélenchon a salué sa lutte pour empêcher la société française Dailymotion de rejoindre le Yahoo américain. Quelques années plus tard, lorsqu’il est apparu au premier rang à gauche en 2017, Arnaud Montebourg avait tendu la main à son ancien compagnon. Après avoir perdu la primaire contre Benoît Hamon, il n’a pas pu la réaliser en pratique. Revanche?

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