Comment investir dans l’élevage et l’agriculture

Le Cameroun est considéré comme le grenier d’Afrique centrale. Le pays, qui est sur le point d’atteindre l’autosuffisance alimentaire, constitue également pour ses voisins un véritable réservoir des ressources halieutiques.

Le Cameroun est un pays aux potentialités agricoles assez considérables, car une importante partie de son produit intérieur brut (PIB) est bâtie sur les activités agropastorales. Même avant l’indépendance, ces activités étaient déjà mises sur pied. L’accession à l’indépendance confirmera ce dynamisme avec le lancement du concept de la « Révolution verte », dont le but était d’amener la population Camerounaise à se lancer davantage à l’agriculture et à l’élevage.

C’est dans cette optique que les autorités administratives lanceront les comices agropastoraux, afin d’encourager d’avantage les populations rurales. Selon des sources fiables du Ministère de l’agriculture et du développement rural (MINADER), plus de 70% des Camerounais vivent d’activités agropastorales. Un pourcentage qui permet au pays d’acquérir une autosuffisance alimentaire pour la plupart de ses habitants.

La biodiversité du climat ainsi que relief favorisent la Cameroun vers une agriculture divergente. Après un temps mort d’épuisement qui a duré une décennie, les autorités camerounaises ont décidé de renouer avec certains grands rendez-vous tels que les comices agropastorales notamment celui d’Ebolowa. Dans cette perspective, le président de la République Paul Biya stimule plus d’agriculteurs à s’y intéresser dans le domaine.

En outre, nous pouvons aussi noter une expansion d’une agriculture de seconde génération ( la mécanisation agricole, l’utilisation des systèmes d’irrigations ) qui a pour but d’améliorer les différents techniques agricoles mais aussi à augmenter les surfaces cultivées, à produire plus et également à produire mieux pour totalement migrer vers une autosuffisance et une sécurité alimentaire.

La pisciculture

La pisciculture au Cameroun a été introduite comme composante à la solution de déficience en protéines rendue plus aigüe après la seconde guerre mondiale. Elle constitue une alternative sérieuse pour lutter contre la faim et la malnutrition. Mais cette technique d’élevage des poissons n’est pas très répandue chez nous. Ceux qui ont décidé d’investir dans la pisciculture au Cameroun s’en tirent très bien étant donné que c’est un business rentable. En effet, le poisson d’eau douce est une denrée très savoureuse et très sollicitée. L’offre est très inférieure à la demande, ce qui entraîne les prix parfois hors de portée des petites bourses. Au-delà de l’intérêt économique de la pisciculture, élever le poisson d’eau douce présente de nombreux atouts aussi bien pour le pisciculteur que pour les consommateurs. Cependant, cette activité procure le maintien de la biodiversité ainsi que des ressources halieutiques pour le maintien de l’écosystème de Cameroun.