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pourquoi la solution du deuxième tour le 28 juin convient au gouvernement

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pourquoi la solution du deuxième tour le 28 juin convient au gouvernement

“De toute façon, nous ne voulons pas d’un an de campagne municipale …” A La République en Marche, tous les dirigeants ne font pas preuve de la même prudence que Richard Ferrand. Si le président de l’Assemblée nationale a déclaré mardi à France 2 qu’il serait impossible de faire campagne correctement si le second tour des élections municipales ont eu lieu le 28 juin, d’autres pensent qu’il est temps de passer à autre chose.

C’est l’occasion qui a été choisie et annoncée ce vendredi par Édouard Philippe et Christophe Castaner. Avec le désavantage évident attaché à l’évolution de l’épidémie de Covid-19, qui viendra s’ajouter à l’avis du Conseil scientifique validant ou invalidant l’élection du 28 juin. Le Premier ministre a même annoncé qu’un projet de loi soumis au Conseil des ministres le 27 mai permettrait immédiatement un report de scénario après septembre voire janvier 2021.

Les grandes villes, d’abord inquiètes

Si la date du 28 juin est validée, les difficultés subsistent car une campagne dans une commune de quelques centaines d’habitants n’est en réalité pas la même que dans une grande ville, comme l’a souligné Richard Ferrand.

Cependant, les près de 5 000 détenus après le premier tour du 15 mars sont principalement les plus importants de France. Ils rassemblent plus de 16 millions d’électeurs, soit un tiers des électeurs. Conditions sanitaires, distances physiques, restrictions des rassemblements, files d’attente à prévoir devant les bureaux de vote … Tout cela affectera indéniablement le vote, et plus encore qu’au premier tour, pour la participation qu’il suscitera.

Le gouvernement, et plus particulièrement LaREM, a-t-il intérêt à reporter les deux tours de ces élections à septembre ou janvier? Le Conseil d’État avait jugé impossible que le délai entre le premier et le deuxième cycle dépasse le stade de l’été, ce qui s’engagerait ainsi à rembobiner l’ensemble du processus dans ces près de 5000 villes. Avec ce qu’il implique une nouvelle logistique de campagne pour l’insertion et l’amertume pour les candidats qui, après tout, sont arrivés légitimement au premier plan.

De plus, un nouveau report aurait un effet domino sur les sénateurs en septembre, mais c’est une autre histoire.

PS et LR améliorés

Politiquement, un autre tour diffusé fin juin aurait l’avantage de dépolitiser une séquence électorale catastrophique pour la Macrony.

Outre la querelle de maintien du premier tour au début de l’épidémie (un choix dont les conséquences sur la santé tous se sont révélés être relatifs), Le score du Mouvement présidentiel était médiocre. Comme parlé récemment Le Figaro, dans toutes les villes de plus de 10 000 habitants, le bloc central de LaREM-MoDem-Agir-UDI a recueilli un peu plus de 18% des suffrages exprimés.

Ainsi, ce bloc a largement dépassé l’aile gauche modérée (Parti socialiste et radical), qui a gagné plus de 29%, et en particulier la droite non lépéniste, qui est arrivée en tête avec 32,4% des voix.

Bad LaREM marque

Cette réalité politique se traduit pour LaREM par la perspective d’un manque de racines locales, trois ans après son arrivée au pouvoir. C’est le cas dans les villes symboliques – les plus visibles – comme Bordeaux, Rennes, Lille, Lyon, Paris et Marseille, où les candidats randonneurs gagnaient des points de pauvres à désastreux.

Par exemple, dans la capitale, par exemple, seules deux des vingt listes de quartier d’Agnès Buzyn sont en tête du premier tour. Dans les deux cas, il s’agit à la fois de maires sortants et de transfuges LR. De plus, la candidate baptisée par LaREM a largement compromis aux yeux de ses troupes en induisant la préparation du gouvernement à la pandémie due au coronavirus. À tel point que le nom de la déléguée générale du parti, Stanislas Guerini, a été mentionné dans les coulisses pour éventuellement remplacer Agnès Buzyn alors qu’elle-même a été propulsée après la chute de Benjamin Griveaux.

“Certes, la tenue du scrutin en juin évite” l’utilisation “et l’épuisement professionnel de Stan à Paris”, résume un membre du bureau exécutif de LaREM.

L’affaire Philippe au Havre

En général, les électeurs préféraient les maires sortants. C’est le cas des gros titres du gouvernement qui leur ont plu, notamment Gérald Darmanin de Tourcoing et Édouard Philippe du Havre.

Si le ministre de l’Action et des Comptes publics a été réélu triomphalement au premier tour, le Premier ministre est toujours aux urnes. De quoi laisser son avenir politique en litige, une éventuelle défaite au Havre, rendant impossible son maintien à Matignon et une victoire, Vice versa, renforcez-le. Cela peut sembler minime, mais il est clair que l’impact national potentiel de cette élection spécifique.

Enfin, le défi vient de la réponse locale à l’épidémie du gouvernement lui-même. Comme le mentionnait Édouard Philippe dans son communiqué de presse ce vendredi, la tenue du second tour le 28 juin accélérerait la création définitive des conseils municipaux et établirait ainsi “le rôle clé des municipalités et des intercommunalités dans la reprise et la relance des politiques publiques”.

Plus prosaïquement, le chef du gouvernement a réaffirmé que la “vie démocratique” devait également “reprendre ses droits”, tout en avertissant que le vote du 28 juin ne serait pas “un autre tour comme avant”.

Transférées par les pertes et les profits, ces municipalités n’auraient pas constitué une nouvelle étape dans la composition politique du pays. Pour le gouvernement, cependant, ils sont devenus une étape importante dans la confrontation de la population à l’épidémie de Covid-19. Dans ce contexte, choisir un «bon» choix est difficile. Édouard Philippe lui-même l’a déclaré le 28 avril à l’Assemblée nationale:

“En ce moment, je choisis entre de mauvaises décisions.”

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